Interview #03 – Comment vit-elle son nouveau métier de formatrice ?

Aujourd’hui, une nouvelle interview dont le format diffère de celui d’Akim.

C’est un podcast. J’ai essayé de faire une vidéo, et la technologie m’a dépassée. Mais, ne vous inquiétez pas, je vais finir par la dompter totalement 😉

D’ailleurs, vous remarquerez lors de votre écoute qu’au début du podcast, on n’entend que moi. J’ai donc « perdu » 45 secondes du début de l’interview avant de me rendre compte de mon erreur.

Bref, j’ai aujourd’hui, l’honneur de vous présenter une chef d’entreprise passionnée par son métier qui intervient auprès de professionnels de l’agroalimentaire très variés.

 

Voici Blanche D. gérante de Diligence conformité & Associé.

Diligence Conformité &Associés

Diligence Conformité &Associés


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Son parcours professionnel

Blanche D. a une formation de juriste en droit public, avec une option en droit des affaires. Elle a travaillé dans de nombreux services (comme hospitaliers, comptabilité, aéronautique, agroalimentaire, imprimerie…) => avoir une vision large (1minute) :  son expérience riche et diversifiée permet de conforter le chef d’entreprise dans la mise en place des normes qualité, sécurité et environnement (1minute 30).

Elle nous montre l’importance d’être dans le système de fonctionnement pour concevoir correctement des outils de travail (1min45)

Le  fait d’intervenir en libéral permet de montrer au chef d’entreprise que les supports utilisés pour la mise en place de la qualité, hygiène, sécurité et environnement sont une réelle valeur ajoutée pour l’entreprise et pour le(s) produit(s) final(aux) (2min 45)

 

Sa création d’entreprise

Son changement « d’orientation » (4min) vient du fait qu’une entreprise  lui a proposé de travailler aussi dans la qualité.

Et cette immersion, lui a permis de découvrir une façon de penser qui lui correspondait totalement (4min30).

Car le fait de travailler de manière transversale, lui permettait de toucher tous les services pour au final répondre aux exigences du client.

L’hygiène alimentaire et l’HACCP sont venus plus tard, lors de son travail pour une entreprise fabriquant des emballages agroalimentaires. Cette dernière doit répondre aux exigences d’hygiène alimentaire de ses clients (5min30). Comme ces exigences sont régies par des lois, elle ne s’est donc pas sentie étrangère à ce discours.

 

L’hygiène alimentaire l’a passionnée (7min) car c’est un secteur en perpétuel renouvellement et c’est très intéressant.

Le plan de maîtrise sanitaire dans l’industrie de l’emballage agroalimentaire n’est pas aussi complexe que cela à monter, contrairement à celui d’un chalutier, où l’on travaille là sur le  « vivant ».

Elle a démarré son activité lors d’un agrément sanitaire pour  des aliments pour chevaux (8min). Et lors de sa mission, elle a pu découvrir qu’il y a des professionnels (DDCSPP) qui peuvent aider à mettre en place un dossier d’agrément (9min).

 

Son quotiendien dans son métier

Ainsi, elle travaille maintenant avec des restaurateurs, des bouchers et les épiceries (9min30). Elle précise qu’effectivement sur Bordeaux, certaines épiceries ont été fermées suite à une non-conformité sanitaire importante (9min45).

Elle nous parle d’un cas d’étude où des chefs d’entreprises agroalimentaires se sont retrouvés devant le tribunal correctionnel car ils ont été pris en flagrant délit de vente de produits périmés (10min15)

 

D’après l’expérience de Blanche, il est ainsi plus facile d’intervenir dans des petites structures (moins de 250 salariés) que dans des grandes (11min). En effet, ces grandes entreprises considèrent que c’est juste un acte administratif.

A la 12ème minute, Blanche nous explique que pour obtenir des documents pertinents pour l’agrément, il faut être sur le terrain. Et que cet agrément, une fois obtenu, il faut le déployer correctement au sein de l’entreprise.

Pour que le déploiement soit pertinent, des formations en hygiène alimentaire doivent être réalisées auprès du personnel.

Le QCM est là pour permettre d’évaluer les acquis des personnes formées (14min15).

 

Elle a d’ailleurs mis en place un zonage du guide des bonnes pratiques d’hygiène pour aller à l’essentiel (16min) et être pertinente en fonction des postes occupés par l’employé.

 

Les responsables des grandes entreprises ne comprennent pas forcément l’importance de mettre en place la QSE au sein de leur entreprise, contrairement à l’expert comptable (17min).

Elle montre aussi que le changement est très difficile à imposer dans les grandes entreprises, voire qu’il faut militer pour réussir à engendrer un changement bénéfique (19min).

 

Son point de vue entre un expert comtpable et l’opérationnel

Elle fait le rapprochement entre la mise en place des normes QSE et le BAC S en France, où  les français considèrent que seul le BAC+S ouvre des voies professionnelles contrairement aux autres filières. Ce qui n’est pas vrai !

Et bien un chef d’entreprise aura tendance à penser de la même façon avec l’expert comptable, qu’il est l’essentiel et indispensable et cela au détriment de l’opérationnel.

 

Le management opérationnel c’est un ensemble de techniques centrées sur l’organisation de l’entreprise et des hommes.

Par exemple, quand un chef d’équipe décide de changer l’emplacement d’une machine, il cherchera logiquement à placer cette machine de manière à améliorer la production. Il a déployé un management opérationnel.

 

Blanche explique que l’expert comptable est certes important, mais pas essentiel, comme un corps humain qui a besoin d’un cœur, de deux poumons, d’un cerveau… pour pouvoir fonctionner correctement . Et bien c’est la même chose pour une entreprise, elle ne PEUT pas fonctionner sans mettre en place la qualité, la sécurité et l’environnement dans son entreprise comme sans expert-comptable. C’est un ensemble (20min30).

 

Les sanctions lors des inspections sanitaires

C’est vrai que les services vétérinaires publics sont maintenant dans une logique de contrôle contrairement à avant où ils avaient d’abord une fonction de conseil (21min 45), d’où l’importance de faire tout de suite de la prévention sur l’hygiène.

Donc aujourd’hui, le restaurateur, le boucher, ou l’épicier qui souhaite ouvrir son établissement doit connaître et mettre en place, au minimum, le plan de maîtrise sanitaire (23min15).

 

Son défi

Comme le marché français est essentiellement composé de PME dont le chef d’entreprise n’a pas forcément fait des études supérieures, ce dernier peut avoir des difficultés à intégrer ce système de management de la qualité (24min30). C’est pourquoi, Blanche s’est fixée comme objectif de « simplifier » (de rendre plus digeste) l’information sur le système qualité (25min 30) et ainsi d’être plus proche du terrain (28min15).

Par conséquent, le formateur est un accompagnateur pour ces PME (29min).

Donc, quand elle est tombée par hasard sur ce blog, cela lui a permis de confronter son interprétation de la loi par rapport à la mienne 😉 (32min).

Mais aussi de pouvoir parler de son travail sur le terrain, des outils que l’on peut déployer,… ces échanges nous permettent nous (les formateurs) de nous remettre en cause et d’être ainsi toujours plus efficaces et opérationnels.

 

Son métier de formatrice (les formateurs de manière générale)

Il est vrai que généralement, on nous consulte après un contrôle sanitaire et il est alors  très difficile de mettre correctement en place dans l’urgence un plan de maitrise sanitaire (33min30). Ce n’est pas une réponse efficace !

 

Blanche nous livre ici ce qu’elle pense de l’affichage de la note donnée à l’établissement qui a été inspecté (40min).

 

46min :  Blanche nous explique l’importance de notre crédibilité.

 

Ses projets d’avenir

Et à la 49ème minute, elle nous livre ses projets d’avenir et nous donne un exemple probant sur l’efficacité de la mise en place les systèmes de qualité, hygiène, sécurité et environnement (52ème) chez un boucher. Cela lui a permis de multiplier par 3 son chiffre d’affaire.

 

Elle rend ensuite hommage à toutes ces personnes qui travaillent dans ces PME et qui font aussi du développement durable (1h).

 

Son idée par rapport à ce blog

Elle nous soumet une idée formidable (1h01min) qui permettrait à tous de  discuter sur des thèmes d’hygiène et voir  ainsi comment chacun d’entre nous s’y prend pour l’enseigner.

 

D’ailleurs qu’en pensez-vous ?

 

 

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