Et vous, quelle temps d’utilisation vous réalisez après DLUO ?

Il n’y a aucune indication dans la réglementation concernant le temps d’utilisation après la DLUO d’une denrée alimentaire non ouverte.

Vu que c’est une utilisation après et que la DLUO est une utilisation optimale, alors il n’y a aucune limite !

 

Est-ce vraiment ce que vous pensez, vous aussi ?

Il faut savoir que la DLC ou la DLUO est définie par le conditionneur à partir de la durée de vie microbiologique, en intégrant, dans la majorité des cas, une marge de sécurité, destinée à prendre en compte les conditions de conservation raisonnablement prévisibles.

L’article R112-22 du code de la consommation précise qu’une DLUO doit être définie pour les produits préemballés non visés par une DLC.

Elle concerne généralement des produits à durée de vie longue, mais une durée de vie longue n’est pas obligatoirement synonyme de DLUO.

Quand cette date est dépassée, des altérations organoleptiques sont susceptibles d’apparaître sans rendre, pour autant, l’aliment préjudiciable à la santé.

En fait, la DLUO est une date de durabilité minimale.

Par conséquent, si vous n’ouvrez pas l’emballage qui contient la denrée alimentaire, celle-ci reste consommable…enfin, elle n’apportera aucun préjudice aux consommateurs. Cependant, elle pourrait développer un mauvais goût. En effet, aucune denrée alimentaire n’est éternelle. Elles sont toutes périssables, et, même conditionnées de façon optimale, il y a toujours des réactions chimiques qui interviennent, des dégradations et des altérations.

Alors à partir de quel moment la denrée sous DLUO devient non consommable ? C’est là, juste une question de goût !

Mais en tant que restaurant, est-ce qu’il est acceptable de mettre sur le marché un aliment dont la DLUO est déjà dépassée ?

Le code civile stipule à l’article 1386-1 que :

« Le producteur est responsable du dommage causé par un défaut de son produit, … »

Or à l’article 1386-4. – « Un produit est défectueux au sens du présent titre lorsqu’il n’offre pas la sécurité à laquelle on peut légitimement s’attendre.

Dans l’appréciation de la sécurité à laquelle on peut légitimement s’attendre, il doit être tenu compte de toutes les circonstances et notamment de la présentation du produit, de l’usage qui peut en être raisonnablement attendu et du moment de sa mise en circulation. »

Alors dans ce cas, que faites-vous ?

 

 

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4 commentaires

  • la DLUO est un sujet de préoccupation constante à laquelle un accent doit être mis afin d’éviter le gaspillage alimentaire qui en résulterait 🙂

      • ma proposition est la suivante: des précisions doivent être apportées en ce qui concerne l’inscription seulement de l’année, du mois et de l’année et du jour, du mois et de l’année. Le délai précisé à l’endroit désigné court à partir de quel moment et mettre l’accent sur l’innocuité du produit après ce délai et dire que le produit ne perd par exemple que sa qualité organoleptique

  • La date limite d’utilisation optimale ( DLUO) d’un produit alimentaire représente la date à partir de la quelle des altérations quelles que soient organoleptiques, physico-chimique et même microbiologiques peuvent être apportées sur ce produits. toute altération apportée sur un produit alimentaire est susceptible détruire sa qualité.
    La destruction de la qualité d’un produit alimentaire entraîne la perte de son originalité , ce qui veux dire que même si un produit qui perd certaines de ses qualité organoleptiques est propre à la consommation après sa DLUO sans perdre sa qualité sanitaire, cela peut toucher à la marque du produit lui même.
    Alors pour éviter tout risque après une DLUO ( quelle que soit la perte de la qualité sanitaire du produit ce qui est inacceptable ou de sa qualité organoleptique), tous produits alimentaire avec une DLUO dépassée n’est pas propre à la consommation.
    Certe, la DLUO est différente de la DLC mais rarement les consommateurs qui font la différence entre ces deux dates et qui disent qu’après une DLUO, le produit est toujours propre à la consommation.Alors afin d’éviter tout gaspillage des produits alimentaires, c’est aux producteurs eux même d’être ferme et strict vis a vis cette date.