C’est l’histoire d’un jeune homme de 36 ans, divorcé, cherchant à changer de vie.
Il souhaite se reconvertir car à l’origine il est transporteur routier.
Métier qu’il adore ! Car il en a vu des paysages, des cultures et des gens !
Et pourtant, il commence à s’en lasser. Il ne voit pas assez souvent sa famille, d’ailleurs sa femme a fini par partir elle aussi… En plus, il sent que son boulot est sur la sellette car l’entreprise où il travaille connaît des difficultés.
Il cogita à sa situation d’abord seul, puis avec des potes autour d’un verre ou durant des repas pris en commun.
Durant ses longs voyages en tant que routier international, il a pu gouter à des plats aussi variés que surprenants dans les pays qu’il a pu traverser !
Et un jour, il trouva l’idée.
L’idée qui allait lui premettre de « révolutionner » sa vie. Oui, vous avez bien lu, révolutionner sa vie.
Il avait pu lire, quand il était au repos chez lui, que plus de 27 400 nouveaux restaurants avaient ouvert leurs portes sur la seule année 2010 (INSEE, janvier 2010).
Lui qui avait gouté à tant de cuisines différentes, il se dit « Tiens et pourquoi pas moi ! ».
De plus, il savait que son boulot était menacé à cause de la crise. Et il lui fallait être plus réactif que son patron car c’est pas lui qui allait l’aider à gagner plus !
Et c’est comme cela qu’il s’est lancé dans l’aventure de reprendre (voire de créer) son propre restaurant !
Il avait sa petite idée sur le type de menu qu’il souhaitait proposer…
C’est vrai que dans la restauration, il peut y avoir des restaurants traditionnels, rapides, atypiques, gastronomiques, exotiques, ambulants, du terroir, sous forme de pizzerias et bien d’autres… tout cela dépend du restaurateur, de ses expériences en restauration et de ses désirs !
C’est pourquoi, tous les restaurants sont uniques et intéréssants.
Avant de se lancer, il savait qu’il aurait beaucoup de travail… la recherche d’un local, les formalité administratives, le matériel, les réglementations d’hygiène, les démarchages auprès de ses futurs fournisseurs, l’embauche du personnel, la publicité pour son restaurant ….
Vraiment beaucoup de boulot… mais ça ne lui faisait pas peur, bien au contraire… car il se disait « Si j’arrive à franchir toutes ces « étapes » alors le reste ça sera du gateau ! ».
La toute toute première étape de son projet !
Réfléchir…
Il sait ce qu’il veut faire comme cuisine, mais il n’a aucune idée du volume, c’est-à-dire du nombre de plats au maximum qu’il est prêt à réaliser pour chaque service.
Et effectivement, cette étape de réflexion est cruciale, car d’elle dépendra sa recherche d’un local, du matériel à acheter, du personnel à embaucher et donc, de l’importance de sa demande de prêt .
Mais aussi pour pouvoir travailler dans de bonnes conditions d’hygiène et de sécurité alimentaire.
Ca y est maintenant, il sait qu’il veut faire au maximum 20 plats par service. Pas un de plus.
Il va pouvoir commencer ses recherches d’un local pour avoir une première estimation du coût de l’achat de son fond de commerce et des éventuels travaux à réaliser si nécessaire.
Voilà le début de son histoire. Et si c’était vous ?
Que devez -vous vérifier avant l’acquisition de votre fonds de commerce ?
- Vous devez étudier les possibilités de ventilation de votre éventuel fond de commerce.
En effet, une bonne ventilation est nécessaire pour extraire correctement les buées, les fumées et les odeurs de votre cuisine.
Que dirait un client s’il mangeait une bonne escalope de veau avec un goût fumé de saumon !
Ou si le serveur qui apporte une assiette de foie gras au client empeste la friture !
Il vous faut donc rechercher la présence de conduits, faire vérifier leur étanchéité par un professionnel et faire les réparations, le cas échéant.
Par contre, en cas d’absence de conduit, vous devrez demander l’autorisation de monter un conduit sur cour.
Pour plus de renseignements, vous pouvez consulter le site ci-après, qui je trouve de très bonne qualité, car il donne l’essentiel sur le service « droits des sols ».
En l’absence de possibilité de ventilation, le local doit être considéré comme inadapté à l’activité de restauration.
A savoir : la réalisation de travaux touchant à l’immeuble peut requérir l’autorisation du propriétaire des murs (du pas de porte), de la copropriété voire des services d’urbanismes ou de l’Architecte des bâtiments de France (ABF).
- Vous devez vous assurer de la présence d’un local poubelle.
Il vous permettra de stocker correctement et nettoyer les conteneurs de voirie.
Ces locaux doivent être conçus et gérés de façon à être propres en permanence et exempts d’animaux et de nuisibles.
Si vous vous posez des questions sur la collecte et les bacs à déchets, vous pouvez faire une recherche sur la communauté des agglomérations où vous souhaitez vous installer.
- Vous devez vous s’assurer des possibilités de traitement des eaux usées.
A cet effet, renseignez-vous auprès de la direction de l’assainissement de votre ville. Ainsi vous pourriez solliciter l’autorisation de déverser des eaux usées non domestiques dans le réseau public d’assainissement.
Des dispositifs de traitement avant rejet (bac dégraisseur) seront éventuellement nécessaires.
Voilà, ce sont les pré-étapes nécessaires pour l’élaboration de votre projet.
Si vous avez des questions, n’hésitez pas à utiliser les commentaires ci-dessous pour cela.



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