Ah… j’ai eu pendant un laps de temps l’impression d’être retournée à La Réunion…
Voici Thomas et son projet de « Food Truck » (un camion de nourriture !).

Bonjour Thomas, pourriez-vous vous présenter pour que les lecteurs du blog puissent mieux apprécier votre parcours professionnel ?
Mon nom est Thomas de Schoenburg-Waldenburg, j’ai 42 ans et suis de nationalité française. J’ai trois enfants et une femme délicieuse qui s’en occupe.
Comment a commencé votre aventure dans la restauration ?
Après avoir fait mes études à l’Institut Paul Bocuse à Ecully, promotion 1996 (Diplôme en management Hôtellerie-Restauration), j’ai ouvert un restaurant à Santa Monica en Californie.
Après 5 années d’exploitation, j’ai revendu mes parts à mon associé et suis rentré en France. La tradition culinaire française me manquait trop !
Quelque temps plus tard, j’ai voulu changer de carrière et suis rentré dans une agence humanitaire de Genève où j’ai travaillé pendant 10 ans. J’ai effectué de nombreuses missions importantes dont la dernière en Haïti juste après le tremblement de terre. Cependant, la restauration me manquant trop, j’y suis retourné.
Nous sommes en train de monter un « Food truck » où nous n’utiliserons que des commerçants locaux et des produits qui ont suivi un circuit court.
Notre concept repose sur le hamburger « maison », notre viande est hachée par nos soins et la cuisson du steak se fait grâce à un « Broiler » qui « flambe » la viande afin d’obtenir un goût « barbecue ».
Comment la construction de votre projet de restaurant s’est-elle faite ?
Elle a été longue et semée d’embuches !
On croit toujours, grâce aux différents plans que nous élaborons pour ce type de projet, que tout ira comme prévu !
Malheureusement, la réalité nous rattrape.
La remorque que nous avons achetée en Angleterre devait finalement passer aux mines (DREAL), cela a pris plusieurs mois avant d’obtenir le sésame afin de l’immatriculer. (Pour mémoire, le contrôle des véhicules et leur immatriculation étaient autrefois réalisés par le Service des Mines puis par la DRIRE. C’est maintenant la DREAL qui a en charge ces activités.)
Les commandes de matériel prennent un temps fou ! La moindre démarche administrative requiert concentration, temps et patience.
Ne pas avoir peur de se déplacer afin de voir les gens dans les yeux ! Un email ou un coup de téléphone ne suffit pas.
Quelle a été l’étape la plus difficile dans ce projet ?
La restauration mobile facilite beaucoup de chose mais créée d’autres difficultés.
Ainsi, à part les problèmes cités plus haut, nous avons eu des difficultés pour trouver un emplacement. C’est le nerf de la guerre pourtant !
Sinon, l’agencement de la remorque pose aussi des questions de place. Tout doit être positionné d’une certaine façon afin d’obtenir une fluidité dans l’organisation et bien sûr, une hygiène parfaite.
Et maintenant, comment cela se passe-t-il ?
Nous ouvrons dans 2 semaines ! Je vous tiendrais au courant.
Qu’est-ce que vous appréciez le plus quand vous allez au restaurant ?
L’accueil et le service sont importants pour moi. Je préfère moins bien manger, mais dans une maison qui est joyeuse, souriante, où l’on sent que le personnel est bien traité, cela ne me dérange pas.
J’évite les restaurants avec des menus d’un kilomètre de long ou les chefs « gueulards »
Pour terminer l’interview, avez-vous des projets dans l’avenir ?
Mes projets sont maintenant tous axés vers la restauration mobile. Nous pensons ouvrir un deuxième Foodtruck à Annecy vers le mois de Septembre 2013.
C’est vraiment génial votre projet.
C’est vrai que moi, qui suis Réunionnaise à la base, j’étais très étonnée, quand je suis arrivée en Métropole pour la suite de mes études, de ne voir aucun camion-bar. C’est comme cela qu’on les nomme à La Réunion.
Le camion-bar prépare généralement des sandwichs pour le midi, mais il y a aussi des camion-bar qui proposent des plats (environ 3-5 plats) gardés au chaud dans leur vitrine.
Bref, il y en a partout… au lycée, à la fac, à la plage…là où il y a du monde et du passage. En métropole (du moins en été) aucun camion-bar !
Peut-être que les démarches pour l’emplacement sont plus périlleuses !
Merci d’avoir partagé votre projet et son avancement avec nous.
J’espère que cela donnera le courage à ceux qui souhaitent se lancer de …SE LANCER
Dans tous les cas, tenez nous au courant 😉



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