Interview#29- Aux hommes qui veulent lancer leur food-truck, lisez l’histoire de la Trotoria

Nouvelle interview de jeunes entrepreneurs. Ils se lancent dans le food-truck version Italienne. Des vrais pro ! 

Voyez comment ils se sont pris dans l’avancement de leur projet.

Food-truck-La-Trotoria

Voici leur food-truck : La Trotoria
(c)2015 Jean-Marc et Patricia TROTOBAS

 

Séverine Canon : Pourriez-vous vous présenter rapidement (parcours, job, pourquoi votre choix dans ce métier) ?

Jean-Marc : Bonjour, je suis Jean-Marc et ma collaboratrice est Patricia.

Nous avons tous les deux, plus de 20 ans d’expérience en hôtellerie-restauration.

Nous comptons ouvrir un camion-restaurant ambulant (food-truck). Mais attention, nous ne voulons pas proposer des burger/frites dans notre camion. Nous, nous fournirons à notre clientèle une gamme de produits italiens de qualité à prix compétitifs.

Ca sera donc un food-truck à thème italien par rapport à notre passé commun chez Del Arte.

Le marché actuel étant en forte expansion, le camion pourra se faire une place en proposant un service nouveau dans un contexte où les habitudes alimentaires évoluent dans le sens du « mieux manger » – avec une clientèle de plus en plus exigeante en termes de traçabilité des produits.

Notre offre s’adresse donc aux particuliers mais aussi aux entreprises que nous accueillerons, et à qui nous apporterons un service de proximité pour leurs collaborateurs ayant peu de temps pour se restaurer et soucieux de bien manger avec un très bon rapport qualité-prix.

 

Comment avez-vous débuté dans la restauration rapide ? Et pourquoi ?

Jean-Marc : J’ai toujours aimé la bouffe et le style de vie américain !

C’est pourquoi, dès que j’ai commencé à bosser, je me suis dirigé vers la restauration rapide. Je n’ai pas eu la chance de pouvoir faire l’Ecole Hôtelière, car mes parents voulaient à tout prix que j’ai mon Bac, et que je poursuive en faisant des études, car -pour eux – un métier manuel n’était pas valorisant….

Ma collaboratrice, mais aussi ma femme ;-), a plusieurs années d’expérience en tant que Pizzaïola dans plusieurs établissements de chaines de restauration commerciale, elle a donc acquis une solide expérience.

 

Séverine Canon : Combien de temps vous a-t-il fallu pour arriver là où vous en êtes aujourd’hui ? Et que diriez-vous aux membres du blog qui sont aujourd’hui découragés ?

Entre le moment où nous avons pris la décision d’arrêter la gestion de l’Hôtel pour le compte du Groupe Accor en novembre 2013 et aujourd’hui (nous attaquons), il s’est passé 15 mois.

Il nous a fallu :

  • 7 mois pour la construction du camion,
  • 4 mois de formations diverses (création d’entreprise, Concevoir et Gérer une Entreprise de Restauration Rapide, Hygiène Alimentaire et Permis d’Exploitation)
  • et 4 mois de Démarches Administratives (Recherche de Financement, Recherche d’Emplacements, Recherche de Fournisseurs) .

Je dirais qu’à aucun moment il ne faut baisser les bras, car si on croit à son idée et qu’on s’y projette tous les obstacles peuvent être vaincus.

« Si tu y crois, ils viendront… »

 

Quels sont les éléments clés que tu cherches en priorité quand tu cuisines ?


Je recherche la simplicité, la facilité à mettre en œuvre, le goût et de quoi offrir un bon rapport qualité-prix à mon client.

J’ai eu la chance de travailler – dans les années 80 – pour une des premières chaines de restauration commerciale (Chantegrill ), qui a utilisé le sous-vide, et je peux vous assurer que les clients ne voyaient pas la différence par rapport au fait-maison dont on nous rabat les oreilles , et nous avions en permanence une régularité constante du produit et surtout une garantie d’hygiène.

 

Qu’est-ce que vous appréciez le plus quand vous allez au restaurant ?

J’attache beaucoup d’attention au thème et au décor – et – pour avoir toujours travaillé pour des chaines, je vais plus facilement vers un restaurant d’enseigne plutôt que chez un restaurateur-particulier toujours pour le souci d’être plus sécurisé quant à la propreté et à l’hygiène.

C’est pourquoi aujourd’hui, j’ai transposé dans notre camion tous les critères indispensables afin d’obtenir ce même résultat (revêtements anti bactériens, produits prêts à mettre en œuvre, … ).

 

Quel est votre projet d’avenir ?

Pouvoir vivre de notre camion sans faire de folies.

Être autonomes, être nos propres patrons et profiter de la vie tout simplement.

 

Et pour finir cette interview, avez-vous un message à faire passer ?

Si vous croyez à notre projet, venez le voir sur notre page Facebook : La TROTORIA

 

Merci Jean-Marc et Patricia pour l’interview.

Si vous souhaitez voir « en vrai » leur food-truck, vous pouvez visiter leur page Facebook pour savoir précisément où ils sont dans Labège (région de Toulouse).

 

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.