Interview #42- Arrêtez de vous poser des questions et commencer à entreprendre comme Laetitia et sa mère

C’est toujours un plaisir d’interviewer les membres du blog.

En plus, vous êtes toujours plus nombreux à la réaliser.

Aujourd’hui, c’est Laëtitia qui s’est lancée dans l’aventure. Pourriez-vous vous présenter ?

Laëtitia : Je m’appelle Laetitia, j’ai 25 ans et après plusieurs années (6 pour être exacte) de bons et loyaux services dans le milieu bancaire j’ai eu envie d’autre chose professionnellement parlant.

J’ai toujours eu l’esprit d’entreprendre, d’être ma propre responsable, ma propre patronne, sans oser toutefois me lancer réellement, sauter dans le vide, vers l’inconnu ça fait peur !

Avec ma mère, nous sommes très proche et très fusionnelle, nous aimons la pâtisserie toute les deux. C’est toujours autours d’un bon repas et surtout d’un excellent dessert que nous aimons nous retrouver en famille. L’idée de créer ensemble, nous a toujours tenu à cœur et c’est tout naturellement que nous avons choisi de nous orienter vers la pâtisserie et en particulier la fabrication de biscuits secs.

Elle m’a aidé à nous lancer dans cette merveilleuse aventure !

Séverine : C’est génial de pouvoir se lancer avec sa mère. C’est rassurant quelque part 😉

Quand avez-vous réalisé que ce choix était l’idéal pour vous ?

Ma mère était en CDI depuis plusieurs années quand à moi j’enchaînais les missions d’intérim.

Un jour, mon téléphone sonne et ma mère m’annonce que suite à une mésentente avec sa hiérarchie elle a décidé de mettre un terme à son contrat de travail. Le jour même, j’apprenais que ma mission d’intérim n’était pas renouvelée et que j’allais donc être en inter-contrat.

C’ÉTAIT LE MOMENT !

Laëtitia et sa maman ont créé LE bisou

Laëtitia et sa maman ont créé LE bisou ©2016 Laëtitia

Aucun engagement professionnel pour aucune de nous deux, on pouvait commencer à apercevoir le début de cette aventure.

Quel statut choisir ? Faut-il ouvrir un compte pro ? Comment fait-on pour la comptabilité ? Bref, nous étions pleine de questions, et puis nous avons entendu parler de l’Ouvre-Boites 44 une coopérative qui porte les jeunes entrepreneurs et leurs projets, les aide, les guide, les conseille… Nous prenons donc rendez-vous avec un conseiller.

Fin du premier rendez-vous, notre projet et notre dynamique ont plu à notre référent. Nous étions déjà prêtes à intégrer la coopérative !

Depuis ce jour, du 11 Février 2016, nous sommes Plaisirs suc’Retz pour notre plus grand plaisir !

 

Cela s’et passé comme sur des roulettes ! Mais, quelle a été la plus grande erreur que vous avez commise quand vous avez commencé dans ce projet ?

Laëtitia : Selon moi, il n’y a pas eu de Grande Erreur à proprement parler dans notre projet. Nous étions prêtes, nous avions pensé et parlé de ce projet, de cette envie commune et savions exactement quelles dimensions nous souhaitions donner à notre entreprise.

Il y a eu cependant quelques « loupés », nous avons participé notamment à une foire agricole proche de chez nous. Notre clientèle n’était pas au rendez-vous et nous ne reproduirons pas l’erreur l’année prochaine.

 

Séverine : Et maintenant, quel conseil donneriez-vous à quelqu’un qui débute ?

Il faut être animé par l’envie. Il faut avoir soif de conquérir un monde qui vit sans votre entreprise. Pour arriver à se faire sa place, être bien entouré et surtout être soutenu par ses proches.

Car il y a des moments de doute, de joie intense et puis de questionnement. Dans ces cas là notre seule motivation ne fait pas le poids, il faut vraiment en parler et ne pas hésiter à demander conseil à d’autres professionnels. 

 

Une très belle création d'entreprise pour la mère et la fille

Du coup, avec le recul, quelle est la chose la plus importante que vous avez apprise ?

J’ai appris que j’étais capable et que notre binôme était capable. Capable de créer, de mener à bien un projet, de tenir le cap, d’avoir de bonnes idées, d’être volontaire, d’être encore plus soudées que nous ne l’avons jamais été.

J’ai aussi appris que les autres professionnels ont pour la plupart un œil bienveillant sur les « petits nouveaux » et ont pleins de bons tuyaux.

L’entrepreneuriat n’est pas un monde de requin, c’est une idée est fausse. D’ailleurs, très peu vont vous mettre des bâtons dans les roues, beaucoup vont vous aider.

 

Qu’est-ce que vous appréciez le plus quand vous allez au restaurant ?

Être avec ma maman, sans aucun doute !

Quand je vais à la cuisine ce que j’aime aussi c’est le fait de pouvoir choisir ses heures, c’est un avantage considérable pour moi. J’aime voir nos biscuits cuire et j’aime me dire qu’ils finiront sur une table entre deux copines à l’heure du thé, sur la table à la fin d’un repas de famille au moment du café, sur le canapé entre les mains d’amoureux qui regardent un film.

C’est tout cela qui me plaît dans mon nouveau métier.

 

Séverine : Pour finir, avez-vous un message que vous aimeriez faire passer ?

J’aimerais passer beaucoup de message, je suis très bavarde !

Si je dois choisir les plus importants je remercierais Ma maman de m’avoir donné l’impulsion pour nous lancer, je la remercierais d’être présente dans chaque moment de ma vie pro et perso de sa bienveillance envers moi.

Je remercierais aussi mon conjoint, mon papa et mes deux petits frères qui en plus d’être goûteurs officiels nous soutiennent et sont toujours là pour nous aider (Oui même le dimanche matin pour monter une tonnelle sur un marché !).

J’aimerais aussi dire à ceux qui vont me lire, que s’ils ont l’envie ils ne doivent pas hésiter. Il faut faire les choses de manière réfléchie mais il faut le faire. La vie est courte, il faut vivre ses rêves et pas rêver sa vie.

 

LE bisou © 2016 Laëtita

LE bisou © 2016 Laëtita

A mon tour de vous remercier pour l’interview et le temps que vous m’avez donner pour réaliser cette l’interview.

Merci 😉

Laetitia et sa mère vendent donc des biscuits nommés « bisou ». Elles proposent des sachets sous différents formats et qu’elles adaptent à chaque demande. D’ailleurs, elles peuvent aussi fournir les restaurants ou les salons de thé en biscuits « en vrac ». Consultez leur page Facebook.

 

Et vous cher membre du blog (ou lecteur d’un jour), est-ce que vous seriez prêt à faire la même chose que Laetitia ?

Avez-vous osé entreprendre. Dites-le nous dans les commentaires ci-dessous.

 

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7 réponses à Interview #42- Arrêtez de vous poser des questions et commencer à entreprendre comme Laetitia et sa mère

  • Pauline dit :

    Bonjour,

    un témoignage intéressant, qui nous montre que lancer une entreprise est toujours le fruit d’une forte motivation, et parfois d’un petit coup de pouce du destin (ici , une disponibilité au même moment).
    Bonne continuation! 😀

    • Laëtitia dit :

      Merci beaucoup nous poursuivons notre route avec la même motivation qu’au premier jour ! 🙂

  • Emmanuelle dit :

    Bonjour Séverine,
    Un grand merci pour votre blog que je consulte pas mal en ce moment car je suis entrain de travailler sur un projet de création d’entreprise.
    J’aimerais proposer, à destination des sportifs, des barres composées uniquement de fruits secs et de fruits à coques. Ces barres seraient crues (afin de préserver toutes les propriétés nutritionnelles des ingrédients).Des produits de ce type sont déjà présents sur le marché français.
    Grâce à vos articles sur le sujet, j’ai pu comprendre la différence entre pâtisserie (fraîche et sèche) et biscuits. Néanmoins, j’ai du mal à savoir dans quelle catégorie se retrouveraient mes produits, en effet je n’utilise pas les ingrédients ‘classiques’ de la pâtisserie mais mes produits ne sont pas cuits non plus…
    Auriez-vous une petite idée?
    Je vous remercie d’avance pour votre aide.

    • Séverine dit :

      Un point de précision tout de même avant de vous répondre.
      Les barres composées vous souhaitez les vendre comment et quand aux sportifs ?
      Les barres seront-elles emballées ? moyens de distribution ?
      Beaucoup de questions, mais ma réponse sera alors bien plus pertinente 😉

      • Emmanuelle dit :

        Oui les barres possèderont un emballage permettant d’assurer leur conservation sans qu’une mise au froid soit nécessaire.
        Certains éléments nécessitent encore d’être définis mais nous envisageons de développer un e-shop sur notre propre site Internet mais aussi de proposer nos barres dans certains points de vente (salle de sport…) localisés près de notre point d’implantation et lors de certains événements.
        J’espère que cela répond à vos questions 🙂

        • Séverine dit :

          Pour moi ça s’apparente à de l’industrie agroalimentaire dans les céréales.

  • Emmanuelle dit :

    Merci Séverine

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Qui est derrière ce Blog ?

Mon nom est Séverine Canon et je suis formatrice dans le secteur de l'agroalimentaire.

En 2011, j'ai lancé ce blog pour répondre aux questions des stagiaires, en particulier ceux de la restauration commerciale.

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