Interview #40- Une petite douceur pour cet été !

Aujourd’hui, j’ai interviewé une personne pleine de positivisme, pleine de projets une vraie battante !

Lisez son interview, vous ne serez pas déçus… en plus du plaisir des yeux avec de très belles images de ses réalisations … je n’ose même pas imaginer combien ça doit être délicieux. 😉

Pouvez-vous vous présenter ?

Je m’appelle Mirella, et je suis ce qu’on appelle une  « touche-à-tout » : j’ai une formation d’illustratrice/graphiste et j’ai travaillé sur la bande dessinée Run8 (accessible en ligne sur le site http://www.amilova.com/fr ).

En 2014 j’ai été formée à la création d’entreprises. J’ai ouvert deux boutiques en ligne de bijoux, costumes et accessoires sous la marque : Mirella Factory (sur A Little Market et sur Etsy). C’est là que j’ai appris les bases de la communication et de la gestion d’entreprise (trèèèèèèèèèèèèèèès instructif). J’ai également mis mes compétences de graphiste à contribution.

En ce qui concerne la pâtisserie, je suis autodidacte, je me forme seule depuis 10 ans. J’ai commencé par des cupcakes, car le visuel me plaisait beaucoup. Mais la dégustation était souvent décevante : trop sucré et trop gras ! Mon rêve: réaliser des gâteaux aussi beaux que bons, tout en étant légers. J’ai donc travaillé et retravaillé mes recettes, mes amis ayant servi de « cobayes » (ils en étaient ravis d’ailleurs). Puis j’ai élargi mes compétences en réalisant des cakes pops, des sablés décorés, et enfin des wedding cakes.

Une de ses créations dans la douceur et la dentelle

© Douceurs & Dentelles – 2016 Mirella

J’ai commencé par créer un blog sur Wix :  Rose & Chocolat dont le but était de me lancer un défi chaque mois : réaliser une recette que je ne connaissais pas ou que je ne maitrisais pas. Ce qui m’a permis de progresser et de prendre confiance en moi. Puis j’ai animé des ateliers cupcakes. Mais ça restait encore un hobby.

 

En tout cas, vous avez un réel talent d’artiste… vous faites des tableaux magnifiques…et maintenant en plus du ravissement des yeux, vous vous lancez dans celle du goût ! Mais, au fait, quand avez-vous réalisé que ce choix était idéal pour vous ?

Entreprise de Mirella sur les douceurs et dentelles Depuis 2015, l’idée de proposer mes services de traiteur-pâtissier germe et prend forme. Je commençais à recevoir des commandes et mon travail semblait apprécié. Avec l’aide de mon mari, j’ai revu l’identité visuelle et le nom de la marque (Rose & Chocolat existait déjà). J’ai opté pour Douceurs & Dentelles. J’ai ouvert une page Facebook et j’ai créé un blog sur Word Press, plus pro que le précédent, avec un nom de domaine et des photos de qualité.

 

À partir de là, j’ai cherché des plateformes où proposer mes services : Mon Voisin Cuisine et mariage.net. Enfin, j’ai commencé à participer à des salons pour faire découvrir mes créations au public. Ce projet me plait de plus en plus et je songe sérieusement à en faire mon activité, d’où le fait que je me documente sur la règlementation et la logistique. C’est de cette manière que j’ai découvert votre blog.

 

Quelle est la plus grande méprise que vous avez commise quand vous avez commencé dans ce projet ?

Comme le projet en est à ces premiers balbutiements, je n’ai pas encore fait d’erreur préjudiciable. Mais j’attire l’attention sur l’erreur classique du débutant : « brader » son savoir-faire en affichant des prix trop bas. Cette stratégie n’est pas valorisante, elle laisse entendre que vos prestations ne sont pas de bonne qualité. Ne sous-estimez pas vos compétences !

De plus, le low-cost attire les « mauvais » clients, ceux qui confondent « prestataire » et « esclave ». Ils vous font perdre temps, énergie, argent, et ne sont même pas reconnaissants pour tous vos efforts.

Enfin, à toujours tirer les prix vers le bas on finit par ne plus être rentable. Tout travail mérite salaire, on ne fait pas du bénévolat !

 

Je suis entièrement d’accord avec vous ! Quel conseil donneriez-vous à quelqu’un qui débute ?

Je recommande les structures telles que les couveuses d’entreprises qui vous forment au métier d’entrepreneur. Parce que, oui, c’est un métier ! Un bon artisan ne fait pas nécessairement un bon chef d’entreprise. On peut aussi se renseigner auprès de la Chambre des métiers, lire des livres… Dans tous les cas, il faut s’entourer de personnes qui peuvent nous conseiller et nous apporter leur expertise.

 

Avec le recul, quelle est la chose la plus importante que vous avez apprise ?

J’ai surtout appris sur moi-même : je suis capable de bien plus de choses que je ne l’aurais imaginé ! J’ai gagné en estime et en assurance. Car, en plus d’améliorer la qualité de mes services, j’ai travaillé ma personnalité. Le mental est aussi important que les compétences et j’ai progressé aussi bien en savoir-faire qu’en savoir-être.

 

Vu que j’ai un blog sur la sécurité des denrées alimentaires qu’on sert au restaurant, j’aimerais savoir ce que vous appréciez le plus quand vous allez au restaurant ?

Sortir de mon cadre quotidien, manger quelque chose que je ne connais pas ou que je ne sais pas faire, partager un bon moment de convivialité.

 

Pour finir, avez-vous un message que vous aimeriez faire passer ?

Cessez d’être paralysé par la peur de l’échec. Il faut OSER ! Sortez de votre coquille et quittez votre zone de confort. Si vous ne savez pas faire quelque chose, apprenez à le faire, documentez-vous et passez à l’action. Se lancer des défis (que ce soit changer une ampoule ou créer une entreprise) est un excellent moyen de cesser de douter de soi.

 

OSER, voilà le maître mot du jour.

Merci.

Chacun d’entre nous a besoin de messages positifs, et pour le coup celui-là devrait nous « booster ». 😉

 

 

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13 réponses à Interview #40- Une petite douceur pour cet été !

  • FRANCOISE dit :

    Je pensais qu’il fallait être diplômé pour travailler en tant que pâtissier.

    • Séverine dit :

      Bonjour,
      Effectivement dans cette interview, Mirella ne nous précise pas si elle possède (ou pense passer) le diplôme de pâtisserie.
      Et puis, tout dépend du type de pâtisserie que l’on souhaite vendre. Voici un lien vers un article sur la différence entre pâtisserie sèche et fraîche.

  • Natacha dit :

    Bonjour Séverine,

    Je n’ai pas toujours le temps de laisser un commentaire, en revanche je prends toujours le temps de lire vos articles.

    Je profite d’avoir un peu de temps avec les vacances pour vous dire que le blog est toujours aussi intéressant.

    C’est une interview très instructif surtout pour les débutants.

    Mirella a beaucoup de bon sens et de talent.

    Je suis d’accord avec Mirella que lorsque nous démarrons une activité nous avons malheureusement tendance à solder nos compétences. C’est pour cela qu’il est important de se faire accompagner dans ce type de projet par les BGE (Boutique Gestion Espace, …), de réaliser des études de marché, …. Pour information, On peut également trouver les premiers renseignements sur emploi store (http://www.emploi-store.fr/portail/centredinteret/creeruneentreprise) lorsqu’on a une ébauche d’idée de création d’entreprise.

    Je vous souhaite une bonne continuation ainsi qu’à Mirella.

    Cordialement.

  • Goullet dit :

    Comment a-t-elle pu animer des ateliers et vendre des gâteaux ?
    Dans cette interview elle dit que ce n’était pas son métier et que ça le deviendra peut être
    A-t-elle un labo ?

  • Zévelyne dit :

    Bonjour Séverine,
    Je suis allée visiter le site de Douceurs et Dentelles et je suis admirative. Ses créations sont magnifiques. Quel travail !
    Par contre, je me pose la même question que Françoise à propos du diplôme ou non. J’ai bien compris que pour tout ce qui concerne la pâtisserie de conservation c’était ok, pas besoin de diplôme. Par contre, si l’on ajoute un ingrédient après la cuisson alors on entre dans le domaine de la pâtisserie fraîche donc CAP obligatoire. Est-ce bien cela ou les glaçages au sucre sont-ils autorisés sans formation ?
    C’est un peu compliqué tout ça …
    Bonne journée.

  • MOYEN Méthode dit :

    Bonjour Severine
    J’admire les initiatives de Mirella. Merci aussi pour ce que tu fais pour encourager ceux qui hésitent à se lancer en entreprise. Je serais toujours intéressé à lire vos articles car je suis souvent préoccupé par les questions d’hygiène et de sécurité alimentaire.Il est important de bénéficier d’une formation pour tout, hélas parfois cela n’est pas toujours disponible chez nous. Cordiale salutation.

  • Merci pour tous ces compliments! \o/

    Comme je l’ai précisé, je suis autodidacte, donc pas diplômée.

    J’ai commencé en postant des annonces sur leboncoin, que ce soit pour les ateliers ou les commandes de gâteau. Les ateliers se déroulaient chez moi, d’où le nombre de places limitées à 4 personnes.

    Pour le moment ce n’est pas mon activité principale car je ne suis pas immatriculée en auto-entreprise. Raison pour laquelle je me renseigne sur la législation via ce site pour connaitre les conditions à remplir le cas échéant (diplôme, normes du labo…).

    J’ai reçu récemment une petite formation sur les règles d’hygiène alimentaire/chaîne du froid. Le meilleur moyen d’être aux normes est effectivement de louer un laboratoire.

    Le projet est encore en gestation, car il me reste pas mal de choses à penser et à mettre en place.

    Voilà, j’espère avoir répondu à vos questions ^__^

    • FRANCOISE dit :

      Je suis un peu perplexe, si j’ai bien compris pas de formation ni diplôme (je ne pense pas que vous vous limitiez aux biscuits secs ) et pas de statut légal donc aucune assurance en responsabilité, pourtant vous donnez des cours et vendez des gâteaux. Cherchez l’erreur!
      Je trouve assez perturbant ( je mesure mes mots) de soutenir un tel parcours et de le citer en exemple car légalement Mirella n’a pas le droit de commercialiser ses préparations faites en dehors de toute règlementation. Mais ceci dit chapeau elle n’a pas peur.

      • Séverine dit :

        Bonjour François,
        Mirera ne dit pas dans l’interview si elle a passé la formation « Hygiène Alimentaire ».
        De plus, dans l’entreprenariat quand on commence, rien n’est parfait. C’est avec le temps et les rencontres qu’on sait et qu’on corrige 😉
        Je pense que depuis elle est auto-entrepreneuse 😉

    • Bonjour,

      Je suis tombée par hasard sur votre blog parce que justement je cherchais des réponses à toutes ces questions que nous nous posons concernant la vente de plats (sucrés ou salés) entre particuliers. Je suis, moi aussi, une blogueuse et je partage des recettes antillaises sur mon site http://www.douceursantillaises.com depuis bientôt un an.

      Comme Mirella, j’ai choisi le site « monvoisincuisine » et j’y ai même fait rentrer un certain nombre de recettes puisque j’ai pu trouver des réponses claires et précises aux doutes que j’ai pu avoir sur ce mode de vente par rapport à d’autres sites qui n’ont même pas pris la peine de me répondre concernant « l’hygiène alimentaire » et surtout « ai-je le droit de cuisiner dans ma cuisine et vendre ».

      Je suis curieuse et respectueuse des lois et la loi française est très réglementaire, trop même je dirais, ce qui nous bloque (et me concernant je dirai même me frustre) et nous empêche parfois d’avancer.

      J’y tiens à mon projet, alors je contacte mon conseiller pôle emploi qui me rassure et me dit « foncer », que je peux même mettre mes offres sur « leboncoin », les réseaux sociaux, dans la foulée je reçois une offre de formation HACCP (hygiène alimentaire) OBLIGATOIRE pour quiconque se lance dans la cuisine. Je suis hyper contente et je dis oui tout de suite (le site monvoisincuisine propose cette formation). je suis une grande bavarde, mais je partage avec vous des informations récentes du mois de juillet 2016, alors je continue :

      Donc me voilà avec une attestation HACCP de 42 heures. Youpi ! je peux cuisiner !

      Eh bien, NON figurez-vous ! Mme HACCP très à cheval sur les règles d’hygiène me dit tout de suite, « je n’achèterai pas vos plats » parce que vous n’avez pas le droit de cuisiner chez vous et vendre, il vous faut un local et si vous avez un contrôle, vous le paierez très cher. Je suis dégoûtée !

      Je contacte « monvoisincuisine » qui me dit : « mais vous pouvez le faire puisque ce n’est pas professionnel c’est entre particuliers et que le gourmet en est parfaitement conscient ».

      Le problème, c’est qu’au niveau de la loi, nous n’avons pas le droit de le faire et quant à la pâtisserie c’est encore pire, il faut absolument un laboratoire et avoir le diplôme.

      Il y a une semaine, j’ai passé un entretien pour une formation en pâtisserie avec pôle emploi, d’ailleurs vous pouvez y aller si vous êtes intéressé puisqu’en ce moment ils proposent des formations porteuses d’emplois, et là encore on m’a encore certifié que je n’avais pas le droit de « VENDRE ».

      Si je peux donner un conseil aux personnes intéressées, la meilleure des solutions et de loin la meilleure pour un investissement très modéré c’est d’aller le faire chez la personne, au moins là, ce n’est pas interdit par la loi.

      Pour ma part, je vais continuer à partager mes recettes sur mon blog et proposer mes services à domicile pour les gâteaux de cérémonies antillaises !

      j’espère ne pas avoir été trop longue, à bientôt !

      • Séverine dit :

        Bonjour,

        Merci pour ce partage fort interessant.
        Je tiens à préciser que vous pouvez cuisiner chez vous puis de partager le repas avec vos voisins ! Comment fait-on quand on reçoit des invités ?

        De plus, si vous êtes propriétaire et que vous emménagé une cuisine (labo) pour vendre, alors vous avez le droit. Ce local deviendra alors « visitable » par les autorités car il fera alors partielle votre entreprise.

        Très bonne continuation à vous.
        Séverine

  • FRANCOISE SHINDO dit :

    Bonjour,
    Je suis désolée d’insister mais je trouve que ce qui est dit est un peu confus.
    Toute activité commerciale en restauration quelle soit principale ou pas doit être déclarée et enregistré sauf si on ne fait payer que les ingrédients et là manifestement ce n’est pas le cas, si des personnes avaient été malades elle n’avait même pas d’assurance. Imaginez les suites judiciaires les plaignants se seraient régalés, pas de diplôme, pas de statut.
    Je trouve totalement irresponsable de laisser croire qu’il est possible de commencer une activité de restauration de cette façon sans risque alors qu’il très simple de se déclarer en auto-entrepreneur.
    Vous pouvez aussi contacter un syndicat de l’hôtellerie.

    • Séverine dit :

      Bonsoir Françoise,
      Oui, c’est vrai vous avez raison.
      Du coup, je ferai personnellement plus attention à l’avenir pour interviewer que des personnes étant dans la légalité.
      Merci 😉

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Qui est derrière ce Blog ?

Mon nom est Séverine Canon et je suis formatrice dans le secteur de l'agroalimentaire.

En 2011, j'ai lancé ce blog pour répondre aux questions des stagiaires, en particulier ceux de la restauration commerciale.

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